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Excerpt:阿爾貝.加繆(Albert Camus)的《在我身上有一個不可戰勝的夏天》-1
2026/06/28 05:12
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Excerpt:阿爾貝.加繆(Albert Camus)的《在我身上有一個不可戰勝的夏天》-1

書名:在我身上有一個不可戰勝的夏天
作者:阿爾貝·加繆(Albert Camus
譯者:沈逸舟
出版社:浙江人民出版社
出版日期:2025/8

內容簡介
《在我身上有一個不可戰勝的夏天》收錄了《反與正》《婚禮集》《夏天集》三部文集,跨越十七年寫作時光,共同構成了加繆從感性體驗走向理性思辨、從黑夜走向光明的精神旅程。

Excerpt
〈對生活的愛〉(AMOUR DE VIVRE)

帕爾馬之夜,生活向著市場後面歡歌陣陣的咖啡館街區緩緩湧去:一條條黑黢黢的街道寂靜無聲,直到抵達幾扇百葉門前,才會有光線和音樂滲漏而出。我在其中一家咖啡館裡度過了將近一個夜晚。那是一間特別低矮的小小廳室,呈長方形,牆壁刷成綠色,飾有粉色花環。木制天花板上覆滿紅色的迷你燈泡。這方小小的空間裡奇跡般地塞進了一個管弦樂隊、一個陳列著五顏六色的酒瓶的吧台,以及摩肩接踵、快要擠死了的顧客。全是男人。中央有一塊兩平方米大小的空地,一杯杯、一瓶瓶的酒從那裡端出,被服務生送至廳室的各個角落。在這裡,沒有一個人是清醒的。所有人都在大喊大叫。一個像是海軍軍官的人朝我的臉上噴著酒氣,說著客套話。在我的桌上,一個看不出多大年紀的侏儒向我講述著他的生活。但我太過緊張,沒能聽清他在說什麼。管弦樂隊不停地演奏著幾首樂曲,但我們只能聽清楚樂曲的節奏,因為所有人都在用腳打著節拍。有時候,後門開了。在各種喊叫聲的簇擁下,一個新來的顧客被塞進兩把椅子之間。
突然一記鈸響,一個女人猛地跳入咖啡館中央那個狹小的圓圈。二十一歲。海軍軍官跟我說。我驚愕不已。一張少女的臉龐,卻雕刻在一座用肉堆成的山巒中。這個女人的身高可能有一米八。駭人的是,她可能重達三百斤。她笑意盈盈,雙手又在腰間,身著黃色漁網衣,白皙的肉體在網眼中拱起一個個方格;兩處嘴角都在向耳朵傳遞一道道微小的肉浪。在這廳室裡,興奮不再有邊際。可以感覺到,大家都熟知、愛慕、期待著這個女孩。她總是笑意盈盈。她用余光掃視一圈顧客,依舊沈默且笑意盈盈,挺著的肚子微微起伏。觀眾尖叫起來,要求她唱一首似乎很有名的歌曲。那是一首安達盧西亞歌曲,帶著鼻音,樂鼓每隔三拍便低沈地打一次節奏。她唱起歌來,隨節拍舞動身體,模仿愛的模樣。伴隨著這單調卻激情滿懷的搖擺,一波波真正的肉浪湧起於她的腰間,撲向她的肩部,然後消散在那裡。廳室似乎快被壓垮了。然而,在唱到副歌的時候,少女旋轉著身體,雙手抓住乳房,張開紅艷而潮濕的嘴巴,重拾起旋律,與觀眾合唱,直至所有人都在騷動中站起身來。
她站在中央,挺著那鼓脹於黃色漁網衣間的粗腰,大汗淋灕,頭髮蓬亂。她就像是一位剛出水的污穢女神,笨拙地低著額頭,雙眼空洞。只有從像參加完賽馬比賽後的馬匹那般顫抖的膝蓋,才能看出她還活著。觀眾跺著腳,她身處這歡樂氛圍的中央,彷彿一幅骯髒不堪卻使人興奮的生活畫像,空洞的眼睛裡滿是絕望,肚子上包裹著厚厚的一層汗水……
沒有咖啡館和報紙,旅行會很艱難。一張印有母語的報紙,一個可以在每天晚上試著結識些夥伴的地方,它們可以讓我們以習以為常的姿態模仿在故鄉時的樣子,擺脫在遙遠異鄉時的陌生模樣。因為旅行的代價就是恐懼。旅行打碎我們內心的佈景。再也不可能弄虛作假——戴上假面,躲在辦公室與工地的工作時間之外(我們強烈抗議冗長的工作時間,可它也是我們在對抗孤身一人的痛苦時的可靠保障)。正因如此,我一直樂於寫一些小說,裡面的主人公會這麼說:如果沒有在辦公室的時間,我會做些什麼?或者這麼說:我的妻子死了,但幸運的是,明天我還有一大堆包裹要寄,有好多郵單要填寫。旅行從我們身上奪走了這一庇護所。遠離親朋好友和母語,脫離了一切倚靠,奪去了假面(他竟然不知道有軌電車的票價,對其他的一切也都一無所知),我們全然暴露於自我的表面。但與此同時,自覺靈魂抱恙的我們也會為每個生命、每件物品賦予奇跡般的價值。一個什麼也不想的舞女,從簾子後瞥見的桌子上的一瓶酒:每幅畫面都化為一個符號。我們覺得,只要我們此刻的生活都濃縮在符號中,那麼全部的生活也都映照在其中。能感受到一切饋贈的我們,又怎能描繪我們所能品味到的各種互相矛盾的醉意(甚至包括清醒的醉意)呢?除了地中海,也許沒有任何一片土地曾將我帶至離自我如此遙遠又如此接近的地方。
也許,我在帕爾馬那家咖啡館時的激動情緒便由此而來。但中午在冷清的大教堂街區,在帶有涼爽庭院的老舊殿堂間,在瀰漫著陰影氣味的街頭,打動我的反倒是某種緩慢的觀念。這些街道上空無一人。幾個老婦人一動不動地待在屋頂的觀景台上。我沿著房屋行走,駐足在栽滿綠植、立滿灰色圓柱的庭院裡。我融入這寂靜的氣味,丟失了自己的界限,只剩還在作響的腳步聲,還有那群鳥,我可以瞥見它們的影子映在依然灑有陽光的牆壁頂端。我在聖方濟各隱修院度過好多個時辰,那是一座小小的哥特式建築。它精美、高貴的立柱閃耀著華美的金黃色光澤,這也是西班牙古蹟普遍的特徵。庭院裡栽種著夾竹桃和秘魯胡椒木,還有一口圍著熟鐵欄桿的井,井裡懸掛著一把生鏽了的金屬匙,路人可以用它取水喝。有時候,我依舊會想起它掉到井底石頭上時發出的清脆聲響。然而,這座隱修院教會我的並不是生活的溫暖。在鴿群嘶啞的振翅聲中,在突然蜷縮於花園中央的寂靜中,在水井鏈條發出的孤獨聲響中,我與一種嶄新卻又熟悉的味道重逢。在這獨一無二的表象遊戲面前,我頭腦清醒,面帶笑意。在我看來,這塊映著世界笑臉的水晶似乎只消一個動作就會被打碎。某種東西將不復存在,鴿群將死去,每一隻鴿子都會展開翅膀緩緩墜落。這一切都那麼像一個幻象,只有我的沈默和靜止讓它變得合乎情理。我進入遊戲中。我屈服於表象,卻不為它所騙。一束美麗的金色陽光溫柔地烤熱隱修院黃色的磚石。一個女人正從井裡取水。一個小時以後,一分鐘以後,一秒鐘以後,或許就在當下,一切都可能崩塌。然而,奇跡繼續發生。世界依然持續地存在,害羞地、諷刺地、隱蔽地存在(就像女性之間某種溫柔、含蓄的友誼)。一種平衡繼續維持著,但因對其自身結局的擔憂而染上了顏色。
這便是我對生活的愛:一種對我可能即將失去的東西的無聲迷戀,一種火焰中的苦澀。每天離開這座隱修院的時候,我就像被剝奪了自我,在世界綿延的時間中僅停留了短暫的一瞬。而如今我很清楚地知道,當時的我為何會想起多利安人鑄造的阿波羅像那空洞無神的眼睛,以及喬托畫筆下那些熾熱卻凝固的人物。?正是在那一刻,我真正理解了這樣類型的國度所能帶給我的影響。我驚嘆於人們竟能在地中海沿岸找到生活的規則和確定性,使自己的理性得到滿足,並證明了一種樂觀主義和社會意識。因為說到底,那時給我留下深刻印象的並不是一個按照人類的尺寸打造而成的世界,而是一個在人類身上開合的世界。不,如果說這些國度的語言與回響在我內心深處的聲音相通,那不是因為它能回答我的疑問,而是因為它可以將這些疑問變得無用。湧到我嘴邊的不會是感恩禱詞,而是只會誕生在被烈日壓垮的景致前的這聲Nada。若無對生活的絕望,就無對生活的愛戀。
Là était tout mon amour de vivre : une passion silencieuse pour ce qui allait peut-être m’échapper, une amertume sous une flamme. Chaque jour, je quittais ce cloître comme enlevé à moi-même, inscrit pour un court instant dans la durée du monde. Et je sais bien pourquoi je pensais alors aux yeux sans regard des Apollons doriques ou aux personnages brûlants et figés de Giotto{6}. C’est qu’à ce moment, je comprenais vraiment ce que pouvaient m’apporter de semblables pays. J’admire qu’on puisse trouver au bord de la Méditerranée des certitudes et des règles de vie, qu’on y satisfasse sa raison et qu’on y justifie un optimisme et un sens social. Car enfin, ce qui me frappait alors ce n’était pas un monde fait à la mesure de l’homme — mais qui se refermait sur l’homme. Non, si le langage de ces pays s’accordait à ce qui résonnait profondément en moi, ce n’est pas parce qu’il répondait à mes questions, mais parce qu’il les rendait inutiles. Ce n’était pas des actions de grâces qui pouvaient me monter aux lèvres, mais ce Nada qui n’a pu naître que devant des paysages écrasés de soleil. Il n’y a pas d’amour de vivre sans désespoir de vivre.
在伊維薩島,我每天都坐在港口沿岸的咖啡館裡。將近下午五點鐘的時候,當地的年輕人會排成兩列,沿著海堤散步。那裡是舉行婚禮的地方,也是整個生活發生的地方。你會不由得認為,用這樣的方式在世界面前開啓生活,其中必有一種偉大。我坐下來,依然因白天的烈日而暈暈乎乎,腦中充斥著白色的教堂和白堊色的牆、乾旱的田野和枝繁葉茂的橄欖樹。我喝了一杯甜膩的巴旦杏仁糖漿。我凝望著面前群山的輪廓。它們向大海緩緩地傾斜。傍晚變成了綠色。在最高的那座山丘上,最後一縷微風推動磨坊的風車旋轉起來。拜自然所賜,每個人都壓低了嗓音。於是,只剩天空和幾縷向它飛升的歌聲,但這歌聲聽起來彷彿來自遙遠的地方。短暫的黃昏被某種轉瞬即逝的、憂鬱的東西所主宰,能感受到這東西的不只有一個人,而是一整群人。至於我,我渴望去愛,正如我渴望哭泣。我覺得從此以後,每一段在睡夢中度過的時光都將是從生命中偷走的……也就是說,是從無目的的欲念時光中偷走的時間。就像在帕爾馬咖啡館和聖方濟各隱修院的那些激動時刻一樣,我靜止而緊繃,無力對抗這種想要將世界置於我手中的巨大衝動。
À Ibiza, j’allais tous les jours m’asseoir dans les cafés qui jalonnent le port. Vers cinq heures, les jeunes gens du pays se promènent sur deux rangs tout le long de la jetée. Là se font les mariages et la vie tout entière. On ne peut s’empêcher de penser qu’il y a une certaine grandeur à commencer ainsi sa vie devant le monde. Je m’asseyais, encore tout chancelant du soleil de la journée, plein d’églises blanches et de murs crayeux, de campagnes sèches et d’oliviers hirsutes. Je buvais un orgeat douceâtre. Je regardais la courbe des collines qui me faisaient face. Elles descendaient doucement vers la mer. Le soir devenait vert. Sur la plus grande des collines, la dernière brise faisait tourner les ailes d’un moulin. Et, par un miracle naturel, tout le monde baissait la voix. De sorte qu’il n’y avait plus que le ciel et des mots chantants qui montaient vers lui, mais qu’on percevait comme s’ils venaient de très loin. Dans ce court instant de crépuscule, régnait quelque chose de fugace et de mélancolique qui n’était pas sensible à un homme seulement, mais à un peuple tout entier. Pour moi, j’avais envie d’aimer comme on a envie de pleurer. Il me semblait que chaque heure de mon sommeil serait désormais volée à la vie… c’est-à-dire au temps du désir sans objet. Comme dans ces heures vibrantes du cabaret de Palma et du cloître de San Francisco, j’étais immobile et tendu, sans forces contre cet immense élan qui voulait mettre le monde entre mes mains.
我很清楚自己錯了,因為人是必須為自己設定些界限的。只有以此為前提,人才能創造。但愛沒有界限;如果我能擁抱一切,那麼即使我擁抱得很糟糕,也沒有什麼關係。在熱那亞,我曾愛上幾個女人的笑容,愛了整整一個上午。我不會再見到她們了;當然,再簡單不過了。但言語無法掩蓋我遺憾的火焰。在聖方濟各隱修院那口小小的水井前,我望著鴿群從上方飛過,於是忘了自己的乾渴。但乾渴重生的那一刻總會到來。
Je sais bien que j’ai tort, qu’il y a des limites à se donner. À cette condition, l’on crée. Mais il n’y a pas de limites pour aimer et que m’importe de mal étreindre si je peux tout embrasser. Il y a des femmes à Gênes dont j’ai aimé le sourire tout un matin. Je ne les reverrai plus et, sans doute, rien n’est plus simple. Mais les mots ne couvriront pas la flamme de mon regret. Petit puits du cloître de San Francisco, j’y regardais passer des vols de pigeons et j’en oubliais ma soif. Mais un moment venait toujours où ma soif renaissait.



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