Contents ...
udn網路城邦
Excerpt:阿爾貝.加繆(Albert Camus)的《在我身上有一個不可戰勝的夏天》-2
2026/06/28 05:21
瀏覽13
迴響0
推薦0
引用0
Excerpt:阿爾貝.加繆(Albert Camus)的《在我身上有一個不可戰勝的夏天》-2

書名:在我身上有一個不可戰勝的夏天
作者:阿爾貝·加繆(Albert Camus)
譯者:沈逸舟
出版社:浙江人民出版社
出版日期:2025/8

內容簡介
《在我身上有一個不可戰勝的夏天》收錄了《反與正》《婚禮集》《夏天集》三部文集,跨越十七年寫作時光,共同構成了加繆從感性體驗走向理性思辨、從黑夜走向光明的精神旅程。

Excerpt
〈賈米拉的風〉(LE VENT À DJÉMILA)

世間有些地方,在那裡,精神死去是為了誕生一個恰好是來否定它的真理。我到賈米拉時,那裡刮著風,陽光燦爛,可那是另一個故事了。首先應當說說的,是那邊籠罩著的大片寂靜,沈重且無罅隙,有點兒像天平的平衡狀態。鳥鳴聲,三孔笛沈悶的樂聲,山羊們的腳步聲,從天空傳來的喧囂聲,此類雜音愈加襯托了此處的寂靜與荒涼。由近及遠,一聲清脆的咔嗒,一陣銳利的尖叫,那是藏在石間的鳥兒起飛的標記。綿延不絕的道路、宅邸殘骸間的小徑、閃亮的圓柱下寬闊的石板路、位處凱旋門和山丘神廟之間的大集會場,它們每一個都通向圍繞在賈米拉四周的溝渠,就像是在無盡天空下攤開的一沓紙牌。人們可以站在那兒,全神貫注,面對著石頭和寂靜,任憑白日流逝,山巒長高變成了紫色。但風依舊吹拂過賈米拉高原。太陽將光線摻入廢墟,風與太陽雜糅成一團。在這一團混亂中,在這座死城的孤獨與寂靜裡,某樣東西被鍛造出來,給予人類衡量自身身份的尺度。
Il est des lieux où meurt l’esprit pour que naisse une vérité qui est sa négation même. Lorsque je suis allé à Djémila, il y avait du vent et du soleil, mais c’est une autre histoire. Ce qu’il faut dire d’abord, c’est qu’il y régnait un grand silence lourd et sans fêlure — quelque chose comme l’équilibre d’une balance. Des cris d’oiseaux, le son feutré de la flûte à trois trous, un piétinement de chèvres, des rumeurs venues du ciel, autant de bruits qui faisaient le silence et la désolation de ces lieux. De loin en loin, un claquement sec, un cri aigu, marquaient l’envol d’un oiseau tapi entre des pierres. Chaque chemin suivi, sentiers parmi les restes des maisons, grandes rues dallées sous les colonnes luisantes, forum immense entre l’arc de triomphe et le temple sur une éminence, tout conduit aux ravins qui bornent de toutes parts Djémila, jeu de cartes ouvert sur un ciel sans limites. Et l’on se trouve là, concentré, mis en face des pierres et du silence, à mesure que le jour avance et que les montagnes grandissent en devenant violettes. Mais le vent souffle sur le plateau de Djémila. Dans cette grande confusion du vent et du soleil qui mêle aux ruines la lumière, quelque chose se forge qui donne à l’homme la mesure de son identité avec la solitude et le silence de la ville morte.
去賈米拉要花費很多時間。它不是一座人們可以暫歇,然後繼續出發的城市。它不通往任何地方,不向任何地方開放。它是一個去了就要回來的地方。這座死城坐落於一條盤山公路的終點,似乎每個拐彎處都能通向它,這讓本就漫長的盤山公路顯得更長了。終於,賈米拉泛黃的骨架像座骸骨森林般出現在一座褪了色的高原上,深陷於高大的群山間。此時的賈米拉不愧為這節愛與耐心課程的象徵,只有它可以將我們引至世界跳動的心臟。就在那兒,幾棵樹和幾簇枯草間,賈米拉用盡周身的所有山巒與石頭保護自己,以防沾染上粗俗的贊美、如畫的風景,或希望的賭注。
在這荒蕪的壯麗中,我們漫步了整整一日。午後還幾乎感覺不到有風吹拂,但隨著時間的流逝,風漸漸大了起來,填滿了整個風景。它從東邊遠處山巒間的一個豁口吹來,從地平線的深處奔來,在石頭與陽光間上下躥蹦。它不作停歇,用力呼嘯著穿過廢墟,在石與泥的競技場裡打轉,在布滿坑注的岩石堆中沐浴,用氣息將每根石柱包圍,在露天的集會場上不停地喊叫。我覺得自己像是根桅桿,在風中嘎吱作響。我被它從中心掏空,眼睛被它灼燒,嘴唇被它撕裂,皮膚漸漸乾癟,直至不再是我的了。從前,我可以透過皮膚識讀世界所寫下的文字。世界在皮膚上刻下溫柔或憤怒的記號,用夏日的微風為它取暖,用寒霜的牙齒將它嚙噬。然而,我被風抽打了那麼久,推搡了一小時有餘,已是兩眼昏花,幾乎沒了抵抗力,甚至忘記了自己的形骸。就像鵝卵石被潮水塗上一層清漆一般,我也被這風拋光磨亮,侵蝕至靈魂。我飄浮其上,成了這股力量的一小部分,接著成了它的大部分,最後成了它的全部,將我澎湃的血液與這無所不在的自然之心的洪亮呼嘯融合為一。風依照四周灼熱的裸露場景來將我塑造。我,這眾石中的一顆。山風那轉瞬即逝的摟抱讓我感到孤獨,就像孑立於夏日天空下的一根石柱或一棵橄欖樹。
這場陽光與風的沐浴過於猛烈,耗乾了我所有的活力。在我身上已經幾乎感受不到整齊拍動的羽翼、呻吟的生命,抑或一絲微弱的精神上的反抗。很快,我便遍布世界的各個角落,忘記了我自己,也被我自己所遺忘——我化成了風,化成了風中的立柱與拱門,化成了散發著熱氣的石板與這座廢棄城市四周蒼白的群山。我既超脫於自己,又存在於世界,我從未如此深切地同時體會到這兩種感覺。
Ce bain violent de soleil et de vent épuisait toutes mes forces de vie. À peine en moi ce battement d’ailes qui affleure, cette vie qui se plaint, cette faible révolte de l’esprit. Bientôt, répandu aux quatre coins du monde, oublieux, oublié de moi-même, je suis ce vent et dans le vent, ces colonnes et cet arc, ces dalles qui sentent chaud et ces montagnes pâles autour de la ville déserte. Et jamais je n’ai senti, si avant, à la fois mon détachement de moi-même et ma présence au monde.
是的,我存在。此刻令我震驚的是,我不能走得更遠了。就像個被終身監禁的人——對他而言,一切都是當下的存在。同樣,也像個知道明天及以後日日都與今天相似的人。因為對一個人而言,意識到自身的存在,也就意味著不再有任何期待。即使有諸如情緒之類的內心風景,那也只會是平平無奇的。而在這個地方,我始終追隨著某樣不屬於我而僅屬於這個地方的東西,就像某種我們皆有的對死亡的渴望。在影子已傾斜的立柱間,不安就像受傷的鳥兒一樣在空中消散。而替代其位置的,是這種荒蕪的清醒。不安自生者之心而生,但平靜將遮蓋這顆活著的心——這便是我全部的洞見。隨著白日將盡,雜音與光線在從天而降的灰燼中湮滅。我被自己遺棄,一種隱秘的力量在我的心中說,面對它時,我覺得自己毫無防備。
很少有人能理解,世上有一種拒絕,它完全不同於放棄。未來”“生活改善”“境況等詞是什麼意思?心靈的進步又作何解釋?我之所以頑固地拒絕世上所有的以後,是因為我覺得不應放棄當下的財富。我不那麼樂於相信死亡面向的是另一次生命。死亡對我而言是一扇緊閉的大門。我不認為這是必須跨出的一步——反倒覺得它是一場可怕又骯髒的冒險。人們向我提供的所有建議,都力圖幫人減輕自身的生活負擔。而看著在賈米拉天空中笨重地飛行的鳥兒,我要求並得到的恰好就是某種生活負擔。我完全與這被動的激情融為一體,不再與其他的一切相干。談論死亡,我還太過年輕。但我覺得,如果我一定要談論它,那麼我定會在這裡找到那個精確的詞,來形容那種已經確信死亡必將來臨,於是處於恐怖與寂靜之間的毫無希望的狀態。
人生在世總會有幾個熟悉的觀念。兩三個吧。隨著世事的變幻,依著所遇之人的不同,人們將這些觀念打磨、改造。要擁有一個屬於自己且能被人們談論的觀念,需要花費十年時間。這自然有些容易讓人打退堂鼓。但由此,人可以從某種程度上熟悉這世界的漂亮臉蛋。直到那時為止,人都一直面對面地看著世界的臉。所以,為了看清世界的側臉,必須往旁邊挪一步。一個年輕的人正面對面地看著世界。他還沒時間去打磨關於死亡或虛無的觀念,但他業已嘗受過它的可怖。青春就應是如此——艱難地與死亡面對面,本能地心向太陽卻又本能地懷著身體上的恐懼。與上面的說法相反,至少從這方面看,青春沒有幻想。它既沒有時間,也沒有熱忱來為自己構思幻想。而不知為什麼,在這滿是褶皺的景致面前,在石頭淒慘而莊嚴的喊叫面前,日落時分的賈米拉變得不近人情;不知為什麼,在消逝的希望與色彩面前,我確信,在抵達生命終點時,對得起這一稱謂的人們定會再度與世界面對面,拋棄過去曾屬於自己的那幾個觀念,恢復純真的狀態,找回古人在面對自身命運時眼中閃過的真理之光。他們重獲青春,但靠的是擁抱死亡。從這個角度來看,沒有什麼比疾病更微不足道的了。這是一個治療死亡的藥方。死亡會幫我們做好準備。它會創造一個見習期,其第一階段便是自我感動。它支持人們努力避免完全死去。可賈米拉……於是我深切體會到,文明唯一且真正的進步——人們不時致力於此——在於創造有意識的死亡。
在其他話題上,我們動輒深思沈吟,這一直令我訝異,訝異於我們關於死亡的觀念如此貧乏。它是好事還是壞事?我是害怕它還是召喚它(人們會這麼說)?這也證明,一切簡單的事物都令我們難以掌控。什麼是藍色?我們對藍色又有何見解?關於死亡,我們也有相同的難題。關於死亡與顏色,我們不知該如何去談論。然而,我面前的這個人又十分重要,沈重得像大地,預示著我的未來。可我真的能夠思索清楚嗎?我想:我應該去死,但這沒有任何意義,因為我無法相信,而且我能體驗的只有他人的死亡。我曾目睹一些人死去。尤其是,我曾目睹一些狗死去。觸碰它們令我驚慌失措。那時我想到的是:鮮花、微笑、對女人的欲求。於是我明白,我對死亡的一切恐懼根植於對生的嫉妒。我嫉妒那些將繼續活下去的人,對他們而言,鮮花與對女人的欲求都將變得有血有肉,兌現其全部的意義。我嫉妒,因為我太熱愛生命,不得不變得自私自利。我不在乎永恆。也許有一天,你在某處躺著,會聽見有人說:您很強壯,但我有義務誠摯地告訴您:您將會死去。你就這樣,看著自己的生命被別人玩弄於股掌之間,滿腹恐懼,目光呆滯。其他的又有什麼意義:血液的浪潮湧上我的太陽穴,我覺得我會粉碎周遭的一切。
可人固有一死,無論處於何種環境。人們會跟他說:等你痊癒了……”但他還是死了。我不要這樣。因為,既然自然有時會說謊,那麼有時它也會吐真。賈米拉今晚吐真了,吐真的它是那樣憂傷,那樣無與倫比地美麗!就我而言,在這世界面前,我不想說謊,也不想別人對我說謊。我想帶著我的清醒直到最後,以滿腔的妒意和恐懼目視我的終局。正因我疏離於世界,心繫生者的命運——而非靜觀永恆的天空——我才漸生對死亡的恐懼。創造有意識的死亡,意味著縮短我們與世界之間的距離,不帶一絲歡樂地進入完成狀態,同時清楚地意識到那些歡欣鼓舞的畫面將屬於那個永遠失落的世界。賈米拉的丘陵唱著悲傷的歌謠,將這苦澀的教誨深深地插入我的靈魂。

將近傍晚時分,我們攀上通往村莊的山坡,沿原路返回,一路聽著講解:這裡坐落著那座異教城市;這個從城外逐漸擴展出來的街區,則是基督徒的街區。然後……”是的,這是真的。不同的人群和社會在此興衰交替;征服者用其士官的文明在這裡留下烙印。他們對偉大的理解卑鄙而可笑,竟試圖用帝國的幅員來丈量。而奇跡卻在於,他們的文明的廢墟恰恰是對他們的理想的否定。因為在漸濃的夜色裡俯瞰,成群的白鴿環繞著凱旋門飛翔,這座如同骨架般的城市並沒有在天空中鐫刻下征服與雄心的標記。最後,世界總會戰勝歷史。賈米拉向山間發出的這聲石頭般的洪亮呼喊,天空與寂靜,我深諳其中的詩意:清醒、冷漠,是絕望或美的真正標記。在已然離去的這片偉大的崇高面前,我的心開始繃緊。賈米拉留在我們身後,陪伴它的是天空中憂傷的水珠、一聲從高原另一側傳來的鳥鳴、山坡上突然又短暫地穿越而過的山羊群,以及在鬆緩又嘹亮的黃昏裡,在祭壇三角楣飾上,長角的神明那張生機勃勃的臉。
Vers le soir, nous gravissions les pente& qui mènent au village et, revenus sur nos pas, nous écoutions des explications : « Ici se trouve la ville païenne ; ce quartier qui se pousse hors des terres, c’est celui des chrétiens. Plus tard… » Oui, c’est vrai. Des hommes et des sociétés se sont succeed là ; des conquérants ont marqué ce pays avec leur civilisation de sousofficiers. Ils se faisaient une idée basse et ridicule de la grandeur et mesuraient celle de leur Empire à la surface qu’il couvrait. Le miracle, c’est que les ruines de leur civilisation soient la négation même de leur idéal. Car cette ville squelette, vue de si haut dans le soir finissant et dans les vols blancs des pigeons autour de l’arc de triomphe, n’inscrivait pas sur le ciel les signes de la conquête et de l’ambition. Le monde finit toujours par vaincre l’histoire. Ce grand cri de pierre que Djémila jette entre les montagnes, le ciel et le silence, j’en sais bien la poésie : lucidité, indifférence, les vrais signes du désespoir ou de la beauté. Le coeur se serre devant cette grandeur que nous quittons déjà. Djémila reste derrière nous avec l’eau triste de son ciel, un chant d’oiseau qui vient de l’autre côté du plateau, de soudains et brefs ruissellements de chèvres sur les flancs des collines et, dans le crépuscule détendu et sonore, le visage vivant d’un dieu à cornes au fronton d’un autel.



限會員,要發表迴響,請先登入