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《La Lettre d’amour de Lhassa》拉薩情書法文19
2026/07/14 18:48
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《La Lettre d’amour de Lhassa》拉薩情書法文19


Chapitre 19, la thèse de doctorat d’Anne

01

Anne entra dans le bureau de recherche de Li Jianhua. Li Jianhua prit un manuscrit relié et se leva pour venir vers elle :

« Anne, j’ai lu attentivement le nouveau sujet de ta thèse de doctorat ainsi que le plan de recherche. Du point de vue de la structure, je n’y trouve pas de défaut évident. Cependant, je ne suis pas spécialiste du domaine de la rhétorique, je n’ai donc pas vraiment mon mot à dire sur cette partie. Tu pourrais envisager de changer de directeur de thèse. Liang Wenqing, du département de littérature, est un spécialiste reconnu de la rhétorique. Ce serait un excellent choix. »

« Uncle, mais je ne connais pas le professeur Liang. »

« Alors je vais lui passer un coup de téléphone. Je m’entends très bien avec Liang, nous voyageons souvent ensemble. »

« Uncle, en changeant pour ce sujet, j’ai l’impression d’aller un peu au-delà de mon domaine… » Anne exprima les inquiétudes qu’elle gardait au fond d’elle.

Li Jianhua analysa :

« Ce sujet appartient effectivement davantage au domaine de recherche des études littéraires. Mais les recherches interdisciplinaires sont en réalité très courantes. L’art et la littérature ne sont pas séparés par des frontières aussi rigides. Tu n’as pas besoin de t’inquiéter pour l’avenir, notamment lors de l’examen des dossiers de publication au moment du recrutement des enseignants dans les départements universitaires. Le fait que ta thèse adopte une approche interdisciplinaire est plutôt un avantage : cela permettra aux membres du comité d’évaluation de voir que tu possèdes également des compétences dans le domaine littéraire. »

« Alors, est-ce que je devrais d’abord assister aux cours du professeur Liang en auditrice ? Même si auparavant j’ai déjà étudié seule la rhétorique et la grammaire. »

Li Jianhua dit :

« Ce serait une bonne idée. Premièrement, la rhétorique constitue l’une des principales méthodologies de ta thèse. La maîtriser de manière approfondie et précise t’aidera à développer ton analyse des textes. Deuxièmement, cela donnera une bonne impression au professeur Liang. Liang est diplômé de l’Institut de chinois de l’Université de Pékin. C’est un chercheur extrêmement rigoureux, qui exige beaucoup de ses étudiants. Toutefois, s’il dirige ta thèse de doctorat, cela constituera certainement un atout pour ta future carrière académique. Lorsque j’aurai fixé un rendez-vous avec lui, tu iras le voir avec ton plan de thèse. »

Anne s’inclina :

« Uncle, merci d’avoir tout arrangé avec autant d’attention. »

Jianhua sourit :

« Pourquoi être aussi polie avec moi ? Ah oui ! Hier soir, tu t’es disputée avec Huai-min ? »

Anne répondit avec embarras :

« Je suis désolée de t’avoir inquiété, Uncle ! »

« À ce moment-là, il était comme une mouche sans tête, complètement affolé ! Je voyais bien qu’il tenait énormément à toi. »

« Hier soir, j’ai eu une conversation sincère avec Huai-min. Il a accepté de retourner à Taïwan avec moi à la fin de ce mois, afin d’affronter ensemble cette jeune fille. »

Jianhua dit avec soulagement :

« C’est bien ainsi. Lorsque deux personnes ont la destinée de devenir mari et femme, elles doivent naturellement se soutenir mutuellement et affronter ensemble les problèmes. Je vais immédiatement organiser une rencontre entre toi et le professeur Liang. Rentre chez toi et attends mon appel. »

02

Le soir venu, dans le salon de la famille Cangyang, le jeune couple dînait ensemble.

« Anne, je pense arrêter mon stand de portraits. Le week-end, je vais rester à la maison pour renforcer mes études linguistiques. »

« Oui, je comprends. Maintenant que tu as accepté le travail chez Disney, tu es effectivement trop occupé pour tout gérer. »

« Que pense le professeur Li du plan de ta thèse de doctorat ? »

« Uncle pense que ma thèse relève d’une recherche interdisciplinaire. Il m’a conseillé de demander au professeur Liang du département de littérature de diriger ma thèse. »

« Le sujet que tu as modifié est effectivement davantage orienté vers l’étude des textes. »

« Heureusement, j’avais déjà étudié auparavant la rhétorique et la linguistique. À Lhassa, n’as-tu pas lu le poème que je t’avais envoyé en réponse ? »

Huai-min sourit :

« Ce poème était très bien écrit ! On pouvait ressentir les doutes que tu avais dans ton cœur à ce moment-là. »

« En réalité, depuis le collège, j’écris déjà des poèmes modernes chinois et anglais ainsi que des essais, que j’envoyais aux journaux d’ici. »

Huai-min dit avec admiration :

« Oh ? Mon épouse est donc une écrivaine. »

Anne sourit :

« Je ne peux pas vraiment être appelée une écrivaine ! J’écris simplement selon mon inspiration, comme un moyen d’agrémenter ma vie. Après le repas, je te montrerai mon album de coupures de presse. »

Huai-min dit :

« Au fait, demain après le travail, sur le chemin du retour, j’irai acheter quelques plants de fraisiers pour les planter. »

« Profites-en pour rapporter deux sacs de son de riz et un sac d’engrais à base de fumier de poulet séché. Les fraisiers ainsi que les quelques cerisiers et pommiers du jardin arrière ont tous besoin d’un labour et d’un apport d’engrais. Ils vont bientôt entrer dans leur période de floraison. »

« Oui ! Je voudrais aussi acheter une série de jeunes plants de cerisiers et de pommiers pour les rapporter à Alishan et essayer de les cultiver là-bas. Mon village natal est suffisamment élevé en altitude, avec un climat frais, humide et doux. Cela devrait pouvoir fonctionner. »

Anne dit :

« Bien sûr ! Tu ne peux décidément pas te débarrasser de ton âme de paysan. Tiens, bois un bol de soupe de poulet mijotée avec de l’herbe à la gelée d’amour. »

Anne prit un bol vide, y versa une portion de soupe de poulet avec une louche et la tendit à Huai-min.

Dans le salon, Huai-min était allongé dans le fauteuil de maître, feuilletant l’album de coupures de presse des œuvres d’Anne. Anne suspendait le linge sur le balcon.

« Huai-min, lorsque tu retourneras à Taïwan cette fois-ci, explique calmement les choses à Mademoiselle Tang et demande-lui de te laisser partir. Quoi qu’il arrive, je suis celle qui est intervenue dans votre relation, même si je ne connaissais pas la situation auparavant. »

« D’accord ! Je me suis préparé psychologiquement : je ne riposterai pas aux coups et je ne répondrai pas aux insultes. »

Huai-min poursuivit :

« Tu n’avais pas dit que tu voulais changer de directeur de thèse ? Tu pourrais aussi apporter cet album de coupures de presse au professeur, afin qu’il sache que tu n’es pas une étrangère dans le domaine de la littérature. Il te considérera certainement autrement… »

« Ce ne serait pas convenable, non ? Le professeur Liang est un expert en rhétorique. Si j’apporte cet album devant lui, ne serait-ce pas comme montrer mon talent martial devant Guan Yu ? »

Huai-min se leva et secoua son doigt devant Anne :

« Pas nécessairement ! Je trouve au contraire que ton style d’écriture est vraiment remarquable ! »

Chapitre dix-neuf, la thèse de doctorat d’Anne

03

En traversant le long corridor de la Faculté des lettres, Anne arriva devant le bureau du professeur Liang.

« Professeur, je suis Anne. »

Le professeur Liang se leva devant son bureau et dit : « Entrez, je vous prie. »

Anne entra dans le bureau. Liang Wenqing dit : « Asseyez-vous pour discuter ! Ne soyez pas trop formelle. »

Anne s’assit sur le canapé. Liang Wenqing demanda : « Du thé ou du café ? »

Anne sourit et répondit : « Du thé. »

Liang Wenqing prépara une théière et versa deux tasses : « Je vous en prie, servez-vous. »

« Merci, professeur. » Anne prit la tasse de thé.

« Le professeur Jianhua a toujours beaucoup pris soin de moi, depuis l’année où je suis arrivé à Berkeley. C’est la première fois qu’il me demande de faire quelque chose pour lui. Il m’a dit que vous étiez la petite-fille de son maître, la fille d’un ami proche, et une excellente étudiante de l’Institut de recherche artistique. » Liang Wenqing prit sa tasse de thé, but une gorgée, puis poursuivit : « En réalité, je traite tous mes étudiants de la même manière et j’exige d’eux les mêmes standards. »

« Oui ! Le professeur Li m’a dit que vous avez toujours été rigoureux dans vos recherches. » Anne sortit le plan de sa thèse de doctorat ainsi que la copie de son recueil d’articles de presse, puis les présenta respectueusement à Liang Wenqing avec ses deux mains : « Professeur, voici mon plan de thèse de doctorat et le recueil des coupures de presse de mes œuvres publiées. »

« Je vais regarder. » Liang Wenqing retira ses lunettes et feuilleta rapidement le plan de thèse : « Les concepts sont clairs, et vous avez déjà étudié la rhétorique ainsi que la grammaire. »

Anne dit : « C’est par intérêt personnel que je les ai étudiées en autodidacte. »

Liang Wenqing continua ensuite à feuilleter la copie du recueil de coupures de presse. Il tourna les pages lentement, une par une. Ses yeux s’illuminèrent et un sourire apparut sur son visage : « Ainsi, l’écrivaine appelée Annie Ya, c’est vous. J’ai lu la plupart des œuvres que vous avez publiées. À la demande du rédacteur en chef du journal, j’ai même écrit autrefois un article de critique sur vos œuvres poétiques ! »

Anne répondit modestement : « Professeur, vous me faites trop d’honneur ! »

Liang Wenqing dit d’un ton sérieux : « En matière de création, vous avez un talent considérable. Ce que je dis vient du fond du cœur ! Les étudiants du département de littérature n’ont généralement aucun problème à faire de la recherche, mais ceux qui possèdent un véritable talent pour la création littéraire restent malgré tout une minorité. Au vu de la qualité de vos œuvres, et des résultats que vous avez obtenus à votre âge, je peux prédire qu’à l’avenir, dans l’histoire de la littérature, vous aurez certainement votre propre place. »

Anne rougit et baissa la tête, buvant cette tasse de thé : « Professeur, puis-je assister à votre cours de rhétorique en auditrice libre ? »

« Bienvenue ! » dit joyeusement Liang Wenqing. « Pouvoir enseigner à des talents exceptionnels est déjà une grande joie ! »

Anne sortit de son sac à main trois boîtes de produits régionaux, les posa sur le bureau et dit : « Professeur, ce sont quelques spécialités de ma région que j’ai apportées de chez moi. C’est une petite marque de respect. »

Liang Wenqing sourit chaleureusement : « Merci. Après avoir lu votre plan de thèse, je vous téléphonerai pour vous donner mon avis. »

« Professeur, je retournerai bientôt à Taïwan avec mon mari. Nous y resterons peut-être environ un demi-mois. »

Liang Wenqing répondit : « Très bien ! Alors, vers la fin de l’année, fixez une date et venez me voir. Nous discuterons ensemble de ce plan de thèse. »


04

Dans la cour, le jeune couple s’affairait chacun de son côté. Anne tenait une petite pelle, fertilisant et recouvrant de terre la plantation de fraisiers ; Huai-Min, muni d’une grande pelle ronde et d’une houe, ameublissait d’abord la terre sous les pommiers et les cerisiers, y versait du son de riz et de l’engrais qu’il mélangeait soigneusement, puis recouvrait le tout d’une fine couche de terre.

Lorsque le travail d’Anne fut terminé, elle se leva, alla près de la porte, prit la cruche d’aiguille de glace au citron préalablement refroidie, puis vint devant Huai-Min :

« Faisons une petite pause ! »

Anne versa un verre d’aiguille de glace au citron et le tendit à Huai-Min. Celui-ci le but en trois gorgées.

« Ces vieux arbres ont probablement plus d’un demi-siècle, n’est-ce pas ? »

« Oui ! Ils ont été plantés par l’ancien propriétaire. Lorsque ma grand-mère a acheté cette maison, ils fleurissaient déjà et donnaient des fruits chaque année. »

« Les Américains savent vraiment apprécier les plaisirs de la vie. Ils plantent des arbres fruitiers dans leur jardin. »

« En réalité, c’est assez semblable partout, non ? Les habitants des banlieues accordent de l’importance à la qualité de vie, c’est pourquoi ils prévoient des jardins autour de leur maison. En ville, chaque parcelle de terrain vaut une fortune, alors les terrains servent surtout à construire des immeubles commerciaux et des appartements. »

Huai-Min se plaignit : « La cour de ma maison est très petite. Elle peut seulement accueillir deux voitures. À chaque période de récolte du café et du thé, les voitures doivent être garées à l’extérieur de la porte. La petite cour doit servir à faire sécher les feuilles de thé et les grains de café, ce qui est vraiment insuffisant. »

Anne proposa : « Alors achetez simplement un autre terrain et concevez vous-même l’aménagement de l’espace ! »

« C’est effectivement la seule solution. Seulement, pour convaincre mes parents de quitter le village, je crains qu’il ne me faille beaucoup parler et argumenter. »

Anne sourit : « Ils aiment l’animation, et vivre entourés de leurs proches et de leurs amis est aussi une chose tout à fait naturelle pour les êtres humains. »

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