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Excerpt:加繆(Camus)的《我身上有個不可戰勝的夏天》-2
2025/12/17 05:40
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Excerpt:加繆(Camus)的《我身上有個不可戰勝的夏天》-2
以下摘要分享本書其中的一篇〈是與非的間隙〉。而這篇文章開頭的第一句話立刻讓人回想起普魯斯特在小說中的名句:「真正的天堂是我們失去了的天堂。」(Les vrais paradis sont les paradis quon a perdus.)
Camus似乎重新詮釋了這一句話,真正的天堂變成了唯一的天堂。
書名:我身上有個不可戰勝的夏天
作者:加繆
譯者:黃可以
出版社:天津人民出版社
出版日期:2025/07
《我身上有個不可戰勝的夏天》是加繆的一部散文集。創作跨度近20年(1935-1953),是加繆從青年到思想成熟期的文學實驗場。
本書精選了加繆的14篇散文,在這些篇章中,加繆以阿爾及爾貧民窟的生存圖景為解剖樣本,將死亡、貧困與陽光、海洋並置,揭示了存在的荒誕性本質:生命的璀璨與腐朽永遠相互寄生,正如北非土地上永不褪色的藍天永遠籠罩著人類的苦難。同時,加繆通過對提帕薩、傑米拉等地的頌歌,展現了自身思辨的獨特性,不同於薩特咖啡館裡的哲學思辨,加繆的哲學誕生於烈日炙烤的廢墟、咸澀的海風與無花果樹的芬芳之中。他在這裡確立了對"世界之不可理喻的美"的絕對忠誠——不是通過理性認知,而是用整個身體去感受岩石的溫度、浪花的節奏,在感官的狂喜中達成與宇宙的短暫和解。
【Excerpt】
〈是與非的間隙〉(ENTRE OUI ET NON)
如果說,唯一的天堂,就是我們遺失的天堂,那麼我就知道該如何命名我身上這種溫柔而無情的東西了,如同一個移民回到了自己的祖國。而我,我記得。嘲諷、緊繃、所有人都一言不發,這意味著我回到了自己的國度。我不想反復斟酌幸福是什麼。幸福應該更簡單,也更容易。因為,在遺忘的深處,這些畫面重新出現在我腦海的時空裡,那裡保存著我從未觸碰的記憶,關於一種純粹的感動的記憶,關於懸停在永恆之中的一個時刻的記憶。這是我身體裡唯一真實的東西,而關於這點,我知道得太晚了。我們喜歡心軟的瞬間,喜歡賞心悅目的風景裡樹木恰如其分地存在。為了重新激發這種愛,我們只有一個細節,不過一個細節已經足夠。那是一種關閉太久的房間的氣味,那是街道上單調的腳步聲。那是我。如果說彼時我以給予的方式表達愛意,那說到底是因為我在做自己,因為只有愛能將我們還給我們自己。
(S’il est vrai que les seuls paradis sont ceux qu’on a perdus, je sais comment nommer ce quelque chose de tendre et d’inhumain qui m’habite aujourd’hui. Un émigrant revient dans sa patrie. Et moi, je me souviens. Ironie, raidissement, tout se tait et me voici rapatrié. Je ne veux pas remâcher du bonheur. C’est bien plus simple et c’est bien plus facile. Car de ces heures que, du fond de l’oubli, je ramène vers moi, s’est conservé surtout le souvenir intact d’une pure émotion, d’un instant suspendu dans l’éternité. Cela seul est vrai en moi et je le sais toujours trop tard. Nous aimons le fléchissement d’un geste, l’opportunité d’un arbre dans le paysage. Et pour recréer tout cet amour, nous n’avons qu’un détail, mais qui suffit : une odeur de chambre trop longtemps fermée, le son singulier d’un pas sur la route. Ainsi de moi. Et si j’aimais alors en me donnant, enfin j’étais moi-même puisqu’il n’y a que l’amour qui nous rende à nous-mêmes.)
緩慢、平和而沈重,那些時刻又回來了,一樣強烈,一樣令人動容。因為那是晚上,所以時間顯得很悲傷,沒有光亮的天空中存在一種朦朧的慾望。每一個回想起來的動作都讓我重新見到我自己。有一天,有人對我說:“活著真難啊。”我還記得他的語氣。另一次,有人喃喃地說:“最糟糕的錯誤,就是讓人受苦。”當一切塵埃落定,對生活的渴望也泯滅。這是人們所說的幸福嗎?在這些回憶裡踱步的我們還是穿上了隱秘的外衣,死亡在我們看來如同一塊幕布,襯著已然陳舊的聲音。我們回頭看向自己。我們感受到自己的苦,我們更愛自己的苦。是的,對我們自身不幸的憐憫之情,這或許就是幸福。
(Lentes, paisibles et graves, ces heures reviennent, aussi fortes, aussi émouvantes - parce que c’est le soir, que l’heure est triste et qu’il y a une sorte de désir vague dans le ciel sans lumière. Chaque geste retrouvé me révèle à moi-même. On m’a dit un jour : « C’est si difficile de vivre. » Et je me souviens du ton. Une autre fois, quelqu’un a murmuré : « La pire erreur, c’est encore de faire souffrir. » Quand tout est fini, la soif de vie est éteinte. Est-ce là ce qu’on appelle le bonheur ? En longeant ces souvenirs, nous revêtons tout du même vêtement discret et la mort nous apparaît comme une toile de fond aux tons vieillis. Nous revenons sur nousmêmes. Nous sentons notre détresse et nous en aimons mieux. Oui, c’est peut-être cela le bonheur, le sentiment apitoyé de notre malheur.)
正是這個晚上。在阿拉伯區的盡頭,一間摩爾人咖啡廳裡,我記得的不是一段逝去的幸福,而是一種奇特的感覺。已是深夜,牆壁上,五岔棕櫚樹之間,橄欖黃的獅子追逐著身著綠衣的酋長。咖啡廳的一角,煤油燈燃著難以察覺的光。真正點亮空間的是塗有綠色和黃色釉彩的壁爐。火焰照亮了房間中央,我能感覺到臉上的火光。我面對著門和門外的海灣。咖啡廳老闆蹲在角落,好像看著我的空酒杯,看著杯底那一片薄荷葉。咖啡廳裡沒有其他人,聲音從低處的城市傳來,比海灣的燈還要遙遠。我聽見阿拉伯人用力的呼吸聲,他的眼睛在半明半暗中閃光。遠方是大海的聲音嗎?世界在慢節奏地對我嘆息,帶給我永生者的冷漠與寧靜。紅色的火光讓牆壁上的獅子起起伏伏。空氣變得清冷。海上傳來一聲汽笛聲。燈塔開始轉動,一道綠光,然後是紅光、白光。世界依然在對我嘆息。從這種冷漠中誕生出了一種神秘的旋律。而我回到了自己的家鄉。我想到一個孩子,他住在一個貧困的街區。那個街區,那間房子!只有兩層樓,樓梯還沒有照明。現在仍然如此。當他在半夜回到房子時,他知道他能一次都不絆倒地快速爬上二樓。這間房子已經融入了他的血液。他的雙腿準確地記得每一級台階的高度。他的手也確切地記得在遇到蟑螂橫行的樓梯時,那從未戰勝的恐懼。
夏天的晚上,工人們會待在陽台上。而他家裡只有一扇小窗戶。所以大家把椅子搬下樓,放在房子的前面,然後坐在椅子上暢飲夜色。他們欣賞街道、隔壁賣冰激凌的小販、對面的咖啡廳以及從這家門口跑到那家門口的小孩子們發出的喧鬧聲。更重要的是,在一棵棵巨大的榕樹之間,有著一片天空。貧窮意味著孤獨,但孤獨賦予萬物意義。當我們擁有了一定的財富,天空和布滿了星星的夜晚都只是自然的一部分。但當我們處在社會的底層,天空則具有全部的意義,是無價的恩惠。夏夜,星星低聲細語的神秘夏夜!孩子的背後,是一條難聞的走道和一把小小的椅子,他的椅子已有裂痕,還微微塌陷。但是孩子抬著眼睛,貪婪地吮吸著純淨的夜色。時不時地,電車飛馳而過,留下一陣響動。也總有酒鬼在街角低聲唱起來,但這些都不會打破夜的寧靜。
……
街道上的氣味從窗子鑽進來。隔壁咖啡廳的手風琴聲,晚上急匆匆的車輛聲,夾在麵包裡吃的烤肉串的香氣,街上一個小孩的哭聲。媽媽起身去拿毛線,她的手指因為關節病都變了形,顯得笨手笨腳。她織得很慢,同一針重復打了三次,有時候還要拆掉一整排重打,拆線的時候毛線針碰在一起,發出咔嗒聲。
“我在打一個小坎肩。我準備配個白色領子穿。然後外面套黑色風衣,這麼穿應該很應季。”
她又起身去開燈。
“現在天黑得真早。”
的確。夏天過去了,秋天還沒來。暖和的天空裡,還能聽見雨燕的叫聲。
“你什麼時候再來?”
“我還沒走呢。你為什麼這麼問?”
“不為什麼,就是想說些什麼。”
一輛電車駛過。接著是一輛汽車。
“我真的和爸爸很像嗎?”
“對,你就和你爸一個樣。當然,你不會知道。他死的時候你才六個月。但是如果你留個小鬍子,就是你爸的樣子!”
他聊起爸爸來沒什麼底氣。沒有任何記憶,沒有任何感情。或許爸爸就和別的男人一樣。爸爸滿懷熱情地出發,在馬恩的時候腦袋開了花,失明的他在生死邊緣徘徊了一個禮拜,最終名字被刻在城市公墓的墓碑上。
“說到底,這樣可能最好吧。不然他回來的時候可能又瞎又瘋。唉,也是可憐……”
“確實。”
所以,如果不是對“這樣可能最好”的確信,如果不是覺得世界上所有最荒誕的單純都被庇護在這個空間之中,又有什麼會讓他一直留在這間房間裡?
“你之後還回來嗎?”她說,“我知道你工作忙。不過,時不時地……”
此刻,我身在何處?如何區分這間空蕩的咖啡廳和那個過去的房間?我無法分辨,我在經歷,還是我在回憶。燈塔的光在。阿拉伯人站在我面前,跟我說他們要打烊了。該走了。我不想再走下這個危險的斜坡。的確,我又看了最後一眼,海灣和海灣上的燈光。那時,在我胸腔中升起的,不是對好日子的期待,而是對一切以及對我自己泰然而原初的漠然。但是,應該中斷這條太過軟弱也太過簡單的道路。我需要清醒。是的,一切都很單純,是人讓事情變得複雜。希望人們不再對我說不著邊際的話,希望人們不再對我妄加審判,希望人們說“他應該努力償還”而不是“他應該掉腦袋”。這看起來沒什麼。但其實能帶來一點點變化。況且,有的人更願意直面自己的命運。
(Mais à cette heure, où suis-je ? Et comment séparer ce café désert de cette chambre du passé. Je ne sais plus si je vis ou si je me souviens. Les lumières des phares sont là. Et l’Arabe qui se dresse devant moi me dit qu’il va fermer. Il faut sortir. Je ne veux plus descendre cette pente si dangereuse. Il est vrai que je regarde une dernière fois la baie et ses lumières, que ce qui monte alors vers moi n’est pas l’espoir de jours meilleurs, mais une indifférence sereine et primitive à tout et à moi-même. Mais il faut briser cette courbe trop molle et trop facile. Et j’ai besoin de ma lucidité. Oui, tout est simple. Ce sont les hommes qui compliquent les choses. Qu’on ne nous raconte pas d’histoires. Qu’on ne nous dise pas du condamné à mort : « Il va payer sa dette à la société », mais : « On va lui couper le cou. » Ça n’a l’air de rien. Mais ça fait une petite différence. Et puis, il y a des gens qui préfèrent regarder leur destin dans les yeux.)
以下摘要分享本書其中的一篇〈是與非的間隙〉。而這篇文章開頭的第一句話立刻讓人回想起普魯斯特在小說中的名句:「真正的天堂是我們失去了的天堂。」(Les vrais paradis sont les paradis quon a perdus.)
Camus似乎重新詮釋了這一句話,真正的天堂變成了唯一的天堂。
書名:我身上有個不可戰勝的夏天
作者:加繆
譯者:黃可以
出版社:天津人民出版社
出版日期:2025/07
《我身上有個不可戰勝的夏天》是加繆的一部散文集。創作跨度近20年(1935-1953),是加繆從青年到思想成熟期的文學實驗場。
本書精選了加繆的14篇散文,在這些篇章中,加繆以阿爾及爾貧民窟的生存圖景為解剖樣本,將死亡、貧困與陽光、海洋並置,揭示了存在的荒誕性本質:生命的璀璨與腐朽永遠相互寄生,正如北非土地上永不褪色的藍天永遠籠罩著人類的苦難。同時,加繆通過對提帕薩、傑米拉等地的頌歌,展現了自身思辨的獨特性,不同於薩特咖啡館裡的哲學思辨,加繆的哲學誕生於烈日炙烤的廢墟、咸澀的海風與無花果樹的芬芳之中。他在這裡確立了對"世界之不可理喻的美"的絕對忠誠——不是通過理性認知,而是用整個身體去感受岩石的溫度、浪花的節奏,在感官的狂喜中達成與宇宙的短暫和解。
【Excerpt】
〈是與非的間隙〉(ENTRE OUI ET NON)
如果說,唯一的天堂,就是我們遺失的天堂,那麼我就知道該如何命名我身上這種溫柔而無情的東西了,如同一個移民回到了自己的祖國。而我,我記得。嘲諷、緊繃、所有人都一言不發,這意味著我回到了自己的國度。我不想反復斟酌幸福是什麼。幸福應該更簡單,也更容易。因為,在遺忘的深處,這些畫面重新出現在我腦海的時空裡,那裡保存著我從未觸碰的記憶,關於一種純粹的感動的記憶,關於懸停在永恆之中的一個時刻的記憶。這是我身體裡唯一真實的東西,而關於這點,我知道得太晚了。我們喜歡心軟的瞬間,喜歡賞心悅目的風景裡樹木恰如其分地存在。為了重新激發這種愛,我們只有一個細節,不過一個細節已經足夠。那是一種關閉太久的房間的氣味,那是街道上單調的腳步聲。那是我。如果說彼時我以給予的方式表達愛意,那說到底是因為我在做自己,因為只有愛能將我們還給我們自己。
(S’il est vrai que les seuls paradis sont ceux qu’on a perdus, je sais comment nommer ce quelque chose de tendre et d’inhumain qui m’habite aujourd’hui. Un émigrant revient dans sa patrie. Et moi, je me souviens. Ironie, raidissement, tout se tait et me voici rapatrié. Je ne veux pas remâcher du bonheur. C’est bien plus simple et c’est bien plus facile. Car de ces heures que, du fond de l’oubli, je ramène vers moi, s’est conservé surtout le souvenir intact d’une pure émotion, d’un instant suspendu dans l’éternité. Cela seul est vrai en moi et je le sais toujours trop tard. Nous aimons le fléchissement d’un geste, l’opportunité d’un arbre dans le paysage. Et pour recréer tout cet amour, nous n’avons qu’un détail, mais qui suffit : une odeur de chambre trop longtemps fermée, le son singulier d’un pas sur la route. Ainsi de moi. Et si j’aimais alors en me donnant, enfin j’étais moi-même puisqu’il n’y a que l’amour qui nous rende à nous-mêmes.)
緩慢、平和而沈重,那些時刻又回來了,一樣強烈,一樣令人動容。因為那是晚上,所以時間顯得很悲傷,沒有光亮的天空中存在一種朦朧的慾望。每一個回想起來的動作都讓我重新見到我自己。有一天,有人對我說:“活著真難啊。”我還記得他的語氣。另一次,有人喃喃地說:“最糟糕的錯誤,就是讓人受苦。”當一切塵埃落定,對生活的渴望也泯滅。這是人們所說的幸福嗎?在這些回憶裡踱步的我們還是穿上了隱秘的外衣,死亡在我們看來如同一塊幕布,襯著已然陳舊的聲音。我們回頭看向自己。我們感受到自己的苦,我們更愛自己的苦。是的,對我們自身不幸的憐憫之情,這或許就是幸福。
(Lentes, paisibles et graves, ces heures reviennent, aussi fortes, aussi émouvantes - parce que c’est le soir, que l’heure est triste et qu’il y a une sorte de désir vague dans le ciel sans lumière. Chaque geste retrouvé me révèle à moi-même. On m’a dit un jour : « C’est si difficile de vivre. » Et je me souviens du ton. Une autre fois, quelqu’un a murmuré : « La pire erreur, c’est encore de faire souffrir. » Quand tout est fini, la soif de vie est éteinte. Est-ce là ce qu’on appelle le bonheur ? En longeant ces souvenirs, nous revêtons tout du même vêtement discret et la mort nous apparaît comme une toile de fond aux tons vieillis. Nous revenons sur nousmêmes. Nous sentons notre détresse et nous en aimons mieux. Oui, c’est peut-être cela le bonheur, le sentiment apitoyé de notre malheur.)
正是這個晚上。在阿拉伯區的盡頭,一間摩爾人咖啡廳裡,我記得的不是一段逝去的幸福,而是一種奇特的感覺。已是深夜,牆壁上,五岔棕櫚樹之間,橄欖黃的獅子追逐著身著綠衣的酋長。咖啡廳的一角,煤油燈燃著難以察覺的光。真正點亮空間的是塗有綠色和黃色釉彩的壁爐。火焰照亮了房間中央,我能感覺到臉上的火光。我面對著門和門外的海灣。咖啡廳老闆蹲在角落,好像看著我的空酒杯,看著杯底那一片薄荷葉。咖啡廳裡沒有其他人,聲音從低處的城市傳來,比海灣的燈還要遙遠。我聽見阿拉伯人用力的呼吸聲,他的眼睛在半明半暗中閃光。遠方是大海的聲音嗎?世界在慢節奏地對我嘆息,帶給我永生者的冷漠與寧靜。紅色的火光讓牆壁上的獅子起起伏伏。空氣變得清冷。海上傳來一聲汽笛聲。燈塔開始轉動,一道綠光,然後是紅光、白光。世界依然在對我嘆息。從這種冷漠中誕生出了一種神秘的旋律。而我回到了自己的家鄉。我想到一個孩子,他住在一個貧困的街區。那個街區,那間房子!只有兩層樓,樓梯還沒有照明。現在仍然如此。當他在半夜回到房子時,他知道他能一次都不絆倒地快速爬上二樓。這間房子已經融入了他的血液。他的雙腿準確地記得每一級台階的高度。他的手也確切地記得在遇到蟑螂橫行的樓梯時,那從未戰勝的恐懼。
夏天的晚上,工人們會待在陽台上。而他家裡只有一扇小窗戶。所以大家把椅子搬下樓,放在房子的前面,然後坐在椅子上暢飲夜色。他們欣賞街道、隔壁賣冰激凌的小販、對面的咖啡廳以及從這家門口跑到那家門口的小孩子們發出的喧鬧聲。更重要的是,在一棵棵巨大的榕樹之間,有著一片天空。貧窮意味著孤獨,但孤獨賦予萬物意義。當我們擁有了一定的財富,天空和布滿了星星的夜晚都只是自然的一部分。但當我們處在社會的底層,天空則具有全部的意義,是無價的恩惠。夏夜,星星低聲細語的神秘夏夜!孩子的背後,是一條難聞的走道和一把小小的椅子,他的椅子已有裂痕,還微微塌陷。但是孩子抬著眼睛,貪婪地吮吸著純淨的夜色。時不時地,電車飛馳而過,留下一陣響動。也總有酒鬼在街角低聲唱起來,但這些都不會打破夜的寧靜。
……
街道上的氣味從窗子鑽進來。隔壁咖啡廳的手風琴聲,晚上急匆匆的車輛聲,夾在麵包裡吃的烤肉串的香氣,街上一個小孩的哭聲。媽媽起身去拿毛線,她的手指因為關節病都變了形,顯得笨手笨腳。她織得很慢,同一針重復打了三次,有時候還要拆掉一整排重打,拆線的時候毛線針碰在一起,發出咔嗒聲。
“我在打一個小坎肩。我準備配個白色領子穿。然後外面套黑色風衣,這麼穿應該很應季。”
她又起身去開燈。
“現在天黑得真早。”
的確。夏天過去了,秋天還沒來。暖和的天空裡,還能聽見雨燕的叫聲。
“你什麼時候再來?”
“我還沒走呢。你為什麼這麼問?”
“不為什麼,就是想說些什麼。”
一輛電車駛過。接著是一輛汽車。
“我真的和爸爸很像嗎?”
“對,你就和你爸一個樣。當然,你不會知道。他死的時候你才六個月。但是如果你留個小鬍子,就是你爸的樣子!”
他聊起爸爸來沒什麼底氣。沒有任何記憶,沒有任何感情。或許爸爸就和別的男人一樣。爸爸滿懷熱情地出發,在馬恩的時候腦袋開了花,失明的他在生死邊緣徘徊了一個禮拜,最終名字被刻在城市公墓的墓碑上。
“說到底,這樣可能最好吧。不然他回來的時候可能又瞎又瘋。唉,也是可憐……”
“確實。”
所以,如果不是對“這樣可能最好”的確信,如果不是覺得世界上所有最荒誕的單純都被庇護在這個空間之中,又有什麼會讓他一直留在這間房間裡?
“你之後還回來嗎?”她說,“我知道你工作忙。不過,時不時地……”
此刻,我身在何處?如何區分這間空蕩的咖啡廳和那個過去的房間?我無法分辨,我在經歷,還是我在回憶。燈塔的光在。阿拉伯人站在我面前,跟我說他們要打烊了。該走了。我不想再走下這個危險的斜坡。的確,我又看了最後一眼,海灣和海灣上的燈光。那時,在我胸腔中升起的,不是對好日子的期待,而是對一切以及對我自己泰然而原初的漠然。但是,應該中斷這條太過軟弱也太過簡單的道路。我需要清醒。是的,一切都很單純,是人讓事情變得複雜。希望人們不再對我說不著邊際的話,希望人們不再對我妄加審判,希望人們說“他應該努力償還”而不是“他應該掉腦袋”。這看起來沒什麼。但其實能帶來一點點變化。況且,有的人更願意直面自己的命運。
(Mais à cette heure, où suis-je ? Et comment séparer ce café désert de cette chambre du passé. Je ne sais plus si je vis ou si je me souviens. Les lumières des phares sont là. Et l’Arabe qui se dresse devant moi me dit qu’il va fermer. Il faut sortir. Je ne veux plus descendre cette pente si dangereuse. Il est vrai que je regarde une dernière fois la baie et ses lumières, que ce qui monte alors vers moi n’est pas l’espoir de jours meilleurs, mais une indifférence sereine et primitive à tout et à moi-même. Mais il faut briser cette courbe trop molle et trop facile. Et j’ai besoin de ma lucidité. Oui, tout est simple. Ce sont les hommes qui compliquent les choses. Qu’on ne nous raconte pas d’histoires. Qu’on ne nous dise pas du condamné à mort : « Il va payer sa dette à la société », mais : « On va lui couper le cou. » Ça n’a l’air de rien. Mais ça fait une petite différence. Et puis, il y a des gens qui préfèrent regarder leur destin dans les yeux.)
自訂分類:Selected & Extracts
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