Chapitre 2. Connaître les éléments fondamentaux de la poésie nouvelle
Préface : Les éléments fondamentaux de la poésie nouvelle : le langage, l’image et la musicalité
【1】 Le médium d’expression de la poésie nouvelle : le langage (y compris les caractères écrits et les caractères graphiques conventionnels)
【2】 Les éléments formels de la poésie nouvelle : l’image et la musicalité
【3】 La structure et l’esthétique de la poésie nouvelle
Dans les genres littéraires, la « poésie », également appelée « littérature versifiée », était définie autrefois par les anciens selon le principe suivant : « ce qui est rimé est poésie, ce qui ne l’est pas est prose », divisant ainsi les écrits en deux catégories : la poésie et la prose. La poésie, les ci, les chants, les fu et les qu sont tous des membres de la famille de la littérature versifiée. Bien que leurs formes diffèrent légèrement, les éléments fondamentaux qui les constituent sont tous les trois suivants : le « langage », l’« image » et la « musicalité ». Le langage est le « support » de l’œuvre littéraire ; la « signification linguistique » constitue l’image, tandis que la « sonorité du langage » constitue la musicalité. La structure de la poésie nouvelle est constituée organiquement de phrases et de paragraphes, dans le but d’exprimer les sentiments et les idées et de transmettre une expérience esthétique.
Première section. Le langage de la poésie nouvelle
La poésie nouvelle de Taïwan trouve ses racines en Occident. Sur le plan formel, la « poésie nouvelle » s’oppose à la « poésie ancienne » (la poésie classique et les ci) ; la poésie nouvelle s’est libérée des contraintes formelles de la poésie, et est donc également appelée « poésie libre » : nombre de vers, nombre de caractères, tons plats et obliques, rimes finales. Sur le plan de la signification, la « poésie nouvelle » s’oppose à la « poésie ancienne » : elle écrit, dans le langage des hommes modernes, la vie des hommes modernes, et est donc également appelée « poésie moderne ».
La liberté formelle et la liberté linguistique ont élargi le domaine d’écriture et les champs d’application de la poésie nouvelle. Sur le plan formel, divers types expérimentaux sont apparus, tels que la poésie graphique, les poèmes de type « relier les points », les poèmes à trous, etc. ; sur le plan linguistique, l’emploi du langage quotidien (langue parlée), des slogans publicitaires et de l’écriture dite « martienne » fait que le langage de la poésie nouvelle se renouvelle sans cesse, présentant une prospérité sans précédent qui « avance avec son temps ».
À la différence de la poésie et des ci traditionnels, le langage de la poésie nouvelle doit, selon l’auteur, posséder les deux caractéristiques suivantes : l’innovation et le sentiment de modernité.
I. L’innovation : transformer le banal en merveilleux
L’impression la plus frappante que le langage de la poésie nouvelle laisse au lecteur réside précisément dans son innovation. L’innovation comporte deux dimensions. La première est celle de la « transmission verticale » : transformer le banal en merveilleux ; la seconde est celle de la « transplantation horizontale » : forger un nouveau vocabulaire poétique.
Le poète de la nouvelle poésie doit s’affranchir de la syntaxe des poètes et auteurs de ci traditionnels, et créer de nouvelles phrases au moyen de formes et de syntaxes nouvelles. Autrement dit, le poète de la nouvelle poésie doit prendre racine dans le sol de l’ancienne poésie et des anciens ci, afin de faire pousser des fleurs d’une nouvelle variété.
Considérons le poème « Temple bouddhique du Dragon d’Or » du poète Luo Fu :
Les fougères
le long des marches de pierre blanche
les ont mâchées, marche après marche.
Cette formulation est issue de la phrase « Les traces de mousse sont toutes vertes » de « Inscription de la modeste demeure » de Liu Yuxi. Par une transformation qui lui donne une nouvelle vie, le poète Luo Fu lui confère une signification moderne et innovante.
II. Le sentiment de modernité : forger un nouveau vocabulaire poétique
Le poète Luo Fu a un jour déclaré : « Le poète est un magicien du langage. » Cette phrase n’est pas seulement une attente adressée à l’ensemble des poètes ; elle constitue également un encouragement spirituel.
Le poète moderne de la nouvelle poésie, lorsqu’il écrit de la nouvelle poésie, n’est plus soumis à aucune contrainte formelle. En même temps qu’il écrit de la nouvelle poésie, il lui est nécessaire de maîtriser les procédés rhétoriques et l’innovation syntaxique, afin de fondre et de forger un nouveau vocabulaire doté d’un sentiment de modernité, permettant à la nouvelle poésie d’« avancer avec son temps », de rester étroitement liée au pouls de l’époque et d’exprimer pleinement les dimensions matérielle et spirituelle de la vie des hommes modernes.
Prenons par exemple le poème « L’Erreur » du poète Zheng Chouyu :
Le martèlement de mon cheval est une belle erreur.
Je ne suis pas celui qui revient, mais un passant.
Depuis lors, « belle erreur » est devenue un « nouveau vocabulaire » que toute une génération de jeunes intellectuels amoureux de la culture récite volontiers.
Deuxième section. L’image et la musicalité de la poésie nouvelle
I. L’image dans la poésie nouvelle
(1) Chercher l’image à partir de l’idée, exprimer l’idée à travers l’image
L’image dans la poésie nouvelle désigne les formes concrètes (l’« image ») et les sentiments et principes abstraits (l’« idée ») transmis par les mots porteurs d’une signification symbolique lorsque la poésie nouvelle utilise le langage (les caractères écrits) comme médium, après que ces mots ont été sélectionnés et organisés (combinés et agencés) par la réflexion ingénieuse de l’auteur. Autrement dit, il s’agit d’exprimer des sentiments et des principes abstraits au moyen d’images concrètes.
Dans la poésie, du côté de l’auteur, il y a d’abord l’idée : il cherche l’image à partir de l’idée et exprime l’idée à travers l’image ; du côté du lecteur, il y a d’abord l’image : il interprète l’idée à travers l’image.
Puisque la poésie nouvelle n’est soumise à aucune contrainte formelle ni à aucune limitation linguistique, ses images peuvent naturellement englober toutes les choses, de l’Antiquité à nos jours, à condition qu’elles soient écrites dans le langage et selon le point de vue de l’homme moderne.
Si l’on utilise le langage des anciens et les formes métriques de la poésie et des ci classiques pour écrire, il s’agit alors de « composer des poèmes et remplir des ci » en prenant les anciens pour modèles ; de telles œuvres ne sont évidemment pas de la « poésie nouvelle ».
Inversement, si l’on utilise le langage (le vocabulaire) de l’homme moderne tout en adoptant les formes métriques de la poésie et des ci classiques — par exemple, si des mots tels que « loser », « homme casanier », « femme poisson séché » ou « navette spatiale » apparaissent dans un poème à métrique régulière —, il s’agit toujours de poésie nouvelle et celle-ci peut être appelée poésie nouvelle à métrique régulière.
(2) La conception formelle de l’image et les méthodes d’expression du sens
Si l’on examine la nature des caractères chinois du point de vue des méthodes utilisées pour transcrire le langage, les caractères chinois tendent à employer une méthode idéographique pour transcrire le langage, tandis que les écritures alphabétiques tendent à employer une méthode phonographique. Parmi les « six catégories de caractères » (liushu), les caractères pictographiques, les caractères indicatifs et les caractères associatifs utilisent une méthode idéographique pour transcrire les caractères chinois ; les caractères empruntés utilisent une méthode phonographique pour transcrire le langage ; les caractères phono-sémantiques utilisent une méthode à la fois partiellement idéographique et partiellement phonographique pour transcrire le langage.
La « rhétorique » est l’étude des méthodes permettant d’ajuster l’expression du sens dans la langue et de concevoir des formes linguistiques élégantes, afin que les phrases expriment avec précision et vivacité les images de l’auteur et suscitent une résonance chez le lecteur ; c’est une technique artistique. Parmi les procédés d’« expression du sens », la comparaison, l’ironie et l’hyperbole tendent, dans leur fonction, vers l’« explicatif » (narratif) (narrative), tandis que la répétition structurée, la gradation, l’énumération parallèle et autres procédés de « conception formelle » tendent, dans leur fonction, vers l’« expressif » (expressive). La différence est donc manifeste.
Lorsqu’une image exprime ou représente des sentiments, des pensées ou une certaine saveur esthétique, quelles méthodes peut-on concrètement suivre ? Il faut examiner cette question en tenant compte à la fois de la « forme et du contenu », de l’intérieur et de l’extérieur. La poésie nouvelle se réalise à travers des images ; sa manière de se réaliser va de l’extérieur vers l’intérieur et consiste essentiellement à adopter certains procédés de conception formelle comme modèles (patterns), à utiliser certaines formes extérieures régularisées pour créer l’« atmosphère » (atmosphere) des sentiments, des pensées ou de la saveur esthétique que l’image cherche à exprimer. L’auteur appelle provisoirement cela les « méthodes formelles » (c’est-à-dire la « conception formelle ») ; quant aux sentiments, aux pensées ou à la saveur esthétique eux-mêmes, les techniques utilisées et la manière dont ils sont exprimés relèvent principalement des « méthodes d’expression du sens ».
(3) Connaître les différents types d’images
1. La classification de l’auteur
Les images utilisées dans la poésie nouvelle appartiennent principalement à deux grandes catégories : les images concrètes (réelles) et les images abstraites (virtuelles). Les images concrètes se subdivisent en « images génériques » et « images spécifiques », et apparaissent pour la plupart sous la forme de substantifs ; les images abstraites se subdivisent en « images d’action », « images émotionnelles » et « images descriptives », et apparaissent pour la plupart sous la forme de verbes, d’adverbes et d’adjectifs.
(1) Image concrète (réelle) : elle possède une forme matérielle réelle et peut être effectivement observée et appréhendée par les sens.
(1) Image générique : ce type d’image se présente généralement sous la forme d’un ensemble ou d’un pluriel, par exemple : Taipei, Alishan, les femmes, la guerre, l’esthétique, la forêt, les étoiles, les graines, etc.
(2) Image spécifique : il s’agit d’images existant individuellement et possédant une réalité déterminée, par exemple : le métro de Taipei, le chemin de fer forestier d’Alishan, une bague, une girafe, des azalées, la lune, Vénus, un grain de cacahuète, une ombre, le mont Dabajianshan, etc.
(2) Image abstraite (virtuelle) : elle ne possède pas de forme matérielle réelle et ne peut être perçue et appréhendée que par les sens. Elle est classée selon sa catégorie et sa nature grammaticale :
(1) Image d’action : il s’agit pour la plupart de verbes exprimant des actions, tels que : tirer, frapper, se déchaîner, déborder, espionner, etc.
(2) Image émotionnelle : il s’agit pour la plupart d’adverbes et d’adjectifs exprimant des émotions.
Les adverbes sont suivis d’un verbe ou d’une forme inversée de celui-ci : travailler avec acharnement, ricaner avec dédain, rester bouche bée, avoir la tête qui tourne à force de réfléchir.
Les adjectifs sont suivis de substantifs : la Juliette triste, le Petit Chaperon rouge adorable.
(3) Image descriptive : il s’agit pour la plupart d’adjectifs sensoriels, tels que : une jeune femme éblouissante, des fleurs parfumées, une maison hantée et lugubre ; plus rarement, il s’agit d’adverbes exprimant une manière d’agir ou une émotion, tels que : se sacrifier héroïquement, charger courageusement, penser et imaginer de manière désordonnée, parler en projetant de la salive partout ; se retourner avec mélancolie, partir avec élégance et détachement, etc.
2. Images simples, images composites et images symboliques : fu, bi et xing
(Extrait de « La naissance d’un poème », du poète Bai Ling, p. 95)
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Image simple (fu) |
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Transmission directe de l’image |
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Expression directe de A (image originelle) |
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Ne peut qu’éveiller la perception sensorielle et susciter une image mentale, sans impliquer une autre chose |
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Recours abondant aux faits, développement orienté, application en rhétorique des procédés d’amplification et de réduction |
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Amplification : expression indirecte et détournée, répétition structurée, énumération parallèle, gradation, combinaison croisée, contraste |
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Réduction : changement de catégorie grammaticale, inversion |
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Image composite (bi) |
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Transmission indirecte de l’image |
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A est exprimé indirectement par B (image dérivée) |
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Mise en relation des deux choses A et B par juxtaposition (métaphore explicite, implicite ou elliptique), comparaison (personnification ou assimilation), substitution (métonymie) et transfert (déplacement sensoriel) |
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Recours fréquent à la comparaison, en exploitant la similarité (propriété commune) ou la relation d’équivalence entre les deux choses A et B |
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Image symbolique (xing) |
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Transmission successive de l’image |
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A étant laissé de côté, B est utilisé pour exprimer directement le sens (l’image dérivée devenant l’image originelle) |
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Utilisation d’un « objet concret » pour exprimer un niveau supérieur d’expérience spirituelle ou un monde d’idées |
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Prendre des objets concrets — tels que la croix, l’aigle, le lotus, la torche, etc. — pour exprimer de manière universelle les conceptions spirituelles et idéales de l’humanité ou de l’individu |
II. La musicalité de la poésie nouvelle
(1) Les trois éléments de la musicalité : mélodie, rythme et harmonie
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Prosodie |
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Rime (homophonie) |
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Réapparition périodique des finales vocaliques ou des voyelles à la fin des vers : homophonie |
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Mouvement rythmique (intonation) |
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Variations de hauteur et de durée des syllabes et des notes : harmonie |
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Rythme |
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Vitesse, lenteur, force, faiblesse, montée, descente et pauses dans l’enchaînement des syllabes (tons, feet) |
Dans le domaine musical, les instruments de percussion tels que les tambours, les gongs, les cymbales et les carillons, ainsi que les instruments à cordes pincées et les instruments à cordes tels que la basse (bass, par exemple la guitare basse) et le violoncelle, jouent le rôle d’instruments qui constituent le « rythme ». Les autres instruments à cuivres et à bois, ainsi que les instruments à cordes, sont principalement chargés d’interpréter et d’accompagner la mélodie principale, afin de constituer la « mélodie ». Le rythme et la mélodie s’associent pour former une ligne mélodique complète (harmonie).
Le professeur Chen Zhengzhi, spécialiste de la poétique pour enfants, affirme : « Les trois grands éléments de la musique sont : la mélodie (melody), le rythme (rhythm) et l’harmonie (harmony). La mélodie musicale désigne une combinaison de sons musicaux différents par leur hauteur, leur durée et leur intensité ; le rythme désigne les variations de rapidité et d’intensité des sons ; l’harmonie désigne la combinaison verticale de plusieurs sons musicaux qui se produisent simultanément. »¹
(2) La conception de la musicalité
La conception de la musicalité de la poésie nouvelle peut être envisagée selon trois aspects : premièrement, la rime, l’homophonie et les variations rythmiques des strophes ; deuxièmement, l’association de vers longs et de vers courts ; troisièmement, le rythme et la conception formelle. Cette partie sera examinée plus en détail dans le chapitre consacré à la musicalité.
Troisième section. La structure et l’esthétique de la poésie nouvelle
I. La structure de la poésie nouvelle
La structure de la poésie nouvelle est différente de celle de la prose et du roman. Certes, la poésie nouvelle comporte elle aussi une organisation en strophes, mais, contrairement à la structure de la prose et du roman, elle ne met pas particulièrement l’accent sur la progression des niveaux — début, développement, retournement et conclusion — ni sur la dimension narrative — début → développement → tournant → conflit → apogée → conclusion.
Autrement dit, la structure de la poésie nouvelle est relativement libre, si bien que ses formes sont encore plus diverses. Elle peut être un court poème né d’une illumination soudaine, tout comme elle peut être une vaste épopée narrative aux mouvements grandioses ; elle peut être un poème en prose sans découpage en vers ni en strophes, ou encore un poème allégorique possédant une structure romanesque.
Cette partie sera présentée en détail dans le chapitre consacré à la structure de la poésie nouvelle.
II. L’esthétique de la poésie nouvelle
À travers l’image et la musicalité, la poésie nouvelle a principalement pour objectif d’exprimer les sentiments et les idées et de transmettre l’expérience esthétique du poète ; la narration ou l’argumentation, en revanche, peuvent être présentes ou non.
Les images se présentent souvent sous la forme d’une succession de tableaux concrets, chaque tableau prenant la suite du précédent, tandis que la musicalité fonctionne comme une musique d’accompagnement associée aux images.
Au cours de l’ensemble de cette représentation, une œuvre poétique fait naître de nombreuses formes de beauté susceptibles d’être ressenties ou comprises, notamment la beauté de l’atmosphère poétique produite, sur le plan rhétorique, par la métaphore, le symbole, le surréalisme, la gradation, etc., ainsi que la beauté musicale produite par l’homophonie (les rimes), l’harmonie (la répétition structurée, l’énumération parallèle) et les jeux de mots phonétiques.
La beauté de l’atmosphère poétique et la beauté musicale constituent ensemble l’expérience esthétique que le poète souhaite transmettre, que cette expérience esthétique repose sur la recomposition et la représentation d’expériences anciennes, ou qu’elle soit fondée sur l’innovation et l’invention de nouvelles expériences.
Note
1. Chen Zhengzhi, « Étude de l’écriture de la poésie pour enfants », chapitre IV, « Le langage de la poésie pour enfants », section 3, « Le langage musical ».






